Le jeu, super vitamine pour le développement de l’enfant

Anaïs est inquiète car son fils de 6 ans est très « jouette », son institutrice trouve qu’il a peu de maturité. Jouer serait-il si futile ? Et si « être jouette », c’était le propre de l’enfant ? Regardons l’acte de jouer …  Que fait l’enfant lorsqu’il joue ?

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1 . Jouer pour apprendre à faire bouger son corps

En jouant, l’enfant bouge : il saute, il lance, il grimpe, il se balance, … Il prend conscience de son corps, de sa spécificité. Il exerce ainsi sa motricité globale.  A d’autres moments, il fera des gestes minutieux ou techniques pour dessiner, colorier, prendre de petits objets, …, entraînant alors sa motricité fine.  Par ces jeux physiques, le corps se développe.

2 . Jouer et apprendre à réfléchir

Bien des compétences cognitives sont exercées par le jeu telles que la catégorisation, la planification, la résolution de problèmes et bien d’autres encore. Il découvre des notions nouvelles. Le jeu étant à la jonction entre l’expérience concrète et symbolique, l’enfant y trouve les racines de la créativité. … Le jeu est la porte d’entrée de la découverte du monde.

3 . Jouer à vivre ensemble

Lorsqu’ils jouent à faire « comme si … », parents et enfants passent des moments agréables ensemble. De plus, cela offre aux enfants des occasions merveilleuses d’expérimenter tout ce qui fait le vivre ensemble : demander, refuser, partager, agir à tour de rôle, prendre en compte la perspective de l’autre, négocier, résoudre des conflits, … Il permet aussi de mieux se connaître et d’engranger de belles expériences pour soutenir une bonne estime de soi. Quand les enfants participent à des jeux d’imitation, ont des amis imaginaires, ou explorent des mondes différents, ils apprennent comment sont les gens, la façon dont les gens pourraient penser, ce qu’ils peuvent faire. Ils apprennent à se comprendre et à comprendre l’autre.

4 . Traverser les différentes émotions dans le jeu

Jouer à traverser une situation inextricable et, après des « défis terribles », revenir en vainqueur ! Vivre dans une situation de laboratoire la peur dans le défi, la tristesse en fonction de la thématique et la rage de vaincre. Faire l’expérience que ces émotions difficiles peuvent être traversées. Que demander de plus ?

5. Jouer, c’est vivre …

Le jeu est l’autoroute que  les enfants empruntent pour apprendre et se développer. Ne serait-il pas aussi une voie express qui aide les parents à établir des relations riches avec leurs enfants. Toutefois, force est de constater que jouer est parfois vu comme cette « distraction » qui occupe les enfants … Et bien non ! Jouer, c’est le boulot de nos enfants pour qu’ils expérimentent les clés essentiels du monde qui les entourent et nous avons à les y mener.

 « Jouer est l’activité la plus importante de l’enfance. (…). Evitons de laisser entendre à l’enfant qu’il s’agit d’une activité sans valeur ou à laquelle il doit s’adonner pour permettre à ses parents de faire leurs tâches sans être dérangés. (…). » N’hésitons plus à lui dire : « Et si tu trouvais quelque chose d’amusant à faire pendant que je termine ceci ? » F. Ferland

Et chez vous …

Quel regard portez-vous sur les jeux de vos enfants : enthousiaste, indifférent, envieux, … ?

Quels sont vos mots et vos gestes qui encouragent votre enfant à jouer  ? Qui valorise le jeu aux yeux de votre enfant ?

(1) Ce titre est emprunté à Francine Ferland dans « le développement de l’enfant au quotidien ».

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